ven. Juin 24th, 2022

UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Examen de fin d’année : Les syndicalistes invitent les enseignants au respect strict de la police de surveillance et du règlement des examens

Dans un communiqué, en date du 20 juin, les Syndicats de l’Education signataires du protocole d’accord du 15 octobre 2016 invitent les enseignants au respect strict de la police de surveillance et du règlement des examens. De plus, ils assurent que la lutte pour l’application de l’article 39 reprendra dès que les conditions seront réunies.
Selon les Syndicats de l’Education signataires du protocole d’accord du 15 octobre 2016, depuis plus de deux décennies, l’Ecole malienne et le Système éducatif, qui fonde son fonctionnement, évoluent dans un enlisement sans commune mesure.
Pour eux, ce constat explique tout le malaise qui est celui de l’état de santé de notre école, « une école embrigadée depuis par la chose politique et en proie à de multiples soubresauts politiciens qui, après l’avoir sérieusement instrumentalisée, pervertie, risquent actuellement de la détourner de ses missions sacerdotales ».
Pour les syndicalistes, en plus de l’insécurité, qui a presque paralysé les écoles des régions du Nord et du Centre, entaché profondément la qualité de l’enseignement et de l’éducation, des pratiques éhontées telles la fuite et la fraude de part de nombreux acteurs de l’école malienne deviennent monnaie courante. « Les acteurs directs et indirects, chacun se plaint et dénonce ces maux de notre école : la fuite et la fraude à tous les niveaux lors des différents examens de fin d’année « .
C’est ainsi que les syndicats demandent à leurs militants et à tous les enseignants du Mali de se démarquer de toutes activités susceptibles d’entacher la bonne marche des examens de fin d’année. « Nous les invitons au respect strict de la police de surveillance et du règlement des examens. Nous rappelons que la préservation de l’image de l’enseignant et de sa crédibilité passe forcément par le respect de l’ensemble des mesures édictées par la police de surveillance et du règlement des examens « , précise le communiqué.
De plus, ils invitent le département de l’Education à prendre toutes les dispositions qui s’imposent afin d’éviter la fuite des sujets et de veiller au respect des critères de désignation des surveillants, des correcteurs et agents chargés du secrétariat. « Nous exigeons que toutes les dispositions soient prises pour assurer la sécurité des surveillants ».
La lutte pour l’application de l’article 39 reprendra
Ils ont tenu à rappeler qu’en raison des sanctions imposées à notre pays par la CEDEAO, ils ont suspendu l’ensemble de leurs actions, qui étaient en cours, en guise de leur bonne foi et surtout pour manifester leur fibre patriotique. « Depuis la suspension, aucune action véritable n’a été engagée par le Gouvernement pour trouver une issue favorable à la question qui l’oppose aux syndicats de l’Education « , ont-ils rappelé.
Ils signalent que l’accalmie observée dans le domaine scolaire est due à la bonne volonté exprimée par les syndicats et affirment qu’aucun accord n’a été conclu entre eux et le gouvernement. « Fidèles à notre serment et respectueux de notre engagement pris, le 10 janvier, eu égard au maintien encore des sanctions sur le pays, nous invitons nos militants à participer activement et efficacement aux examens de fin d’année scolaire 2021-2022. Nous leur assurons que la lutte pour l’application de l’article 39 reprendra dès que les conditions seront réunies », conclut le communiqué.

Abdoul Dembélé

Source: L’Indépendant