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Disparition de Mamedy Dioula Dramé, président du FARK: S’agit-il d’une arrestation extrajudiciaire ?

Mamedy Dioula Dramé, président du Front d’Actions pour la Région de Kayes (FARK), est porté disparu, depuis vendredi 2 décembre dernier. Dans un communiqué, daté d’hier, le FARK dit avoir appris avec une très grande inquiétude et une grande consternation la disparition de son président, ajoutant que la famille et les proches de Mamedy Dioula Dramé restent sans nouvelles de lui, depuis vendredi soir.

Trois jours sans nouvelle de Mamedy Dioula Dramé, la famille et les collègues de ce dernier se mobilisent et exhortent les autorités à tout mettre en œuvre pour le retrouver sain et sauf. Le Front d’Actions pour la Région de Kayes, dont il est le président, demande l’ouverture d’une enquête. Selon certaines sources, cette disparition est survenue alors que Mamedy Dioula Dramé participait aux préparatifs d’un point de presse sur le coût de la vie.

Les membres du Mouvement d’Ensemble pour le Redressement (MER) affirment qu’à la veille de la disparition du président du FARK, le jeudi, il était avec eux jusqu’aux environs de 18h30.  » Nous étions ensemble pour les préparatifs de notre point de presse, prévu, dimanche 4 décembre, à la Bibliothèque Nationale et, depuis lors, nous n’avons pas de nouvelles de Mamedy Dramé « , indique un communiqué du MER.

Le président de ADP-Maliba, Aliou Boubacar Diallo, s’est également exprimé sur cette disparition, témoignant de la  »liberté d’esprit et du dévouement » de Mamedy Dioula Dramé. Dans un communiqué, Aliou Boubacar Diallo a exprimé sa préoccupation et demandé l’ouverture d’une enquête immédiate. En outre, il s’est interrogé si cette disparition n’est pas liée à une arrestation extrajudiciaire.  » Si c’est le cas, cela doit s’arrêter au Mali, parce que la démocratie chèrement acquise ne doit pas permettre le développement de la pensée unique « , a-t-il martelé.

Face à la situation, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) entend ouvrir un dossier de monitoring, d’investigations sur tout cas de violations et d’abus des droits humains. Son président, Aguibou Bouaré, a, dans un poste, rappelé que la disparition forcée constitue une violation grave des Droits Humains.

Moussa Bilaly Sidibé

Source: l’Indépendant

 

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