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Suite à des incidents intervenus lors du renouvellement du bureau AEEM du Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes.: 10 élèves placés sous mandat de dépôt et 10 autres sous contrôle judiciaire

Le lundi 5 décembre dernier, les élèves du Lycée Dougoukolo Konaré élisaient leur nouveau Secrétaire général, sous la supervision des éléments de la Coordination venus de Bamako. Mais après la proclamation des résultats, de violents affrontements ont éclaté entre les deux camps. Un élève a tiré à balle réelle et atteint Yacine Guèye. Vingt (20) élèves ont été interpellés, dont 10 mis sous mandat de dépôt et les autres placés sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction, Mohamed TIMBINE.

Les éléments de la Coordination nationale de l’AEEM, venus Bamako, avaient commencé le renouvellement des bureaux des établissements secondaires par le Lycée Dougoukolo Konaré. Le Secrétaire général sortant, n’étant pas candidat, deux autres, Abdoulaye Doumbia et Lamine Konaré, avaient fait campagne et s’étaient affrontés lors du vote. Après le décompte des voix, Abdoulaye Doumbia est déclaré vainqueur. Le camp perdant évoqua alors des manipulations de voix par les éléments venus de Bamako. S’en suivront des échauffourées entre les deux camps au cours desquelles un élève tira à balle réelle dans la foule et atteignit Yacine Guèye, une élève en 11è SES. Transportée d’urgence à l’Hôpital Fousseyni Daou par les autorités scolaires, elle fut ensuite évacuée à Bamako.

Face à cette violence qui trouble le milieu scolaire, le tribunal de Kayes s’est saisi de l’affaire pour traquer les auteurs et leurs complices. Le jeudi 08 décembre, Mohamed TIMBINE, juge d’instruction du 3è cabinet au tribunal de Kayes, a placé 10 Étudiants et élèves sous mandat de dépôt, 10 autres sont sous contrôle judiciaire. Il leur est reproché «  des tentatives d’assassinat, de  détention illégale d’arme à feu et de munitions de guerre, une incitation à la violence, des troubles graves à l’ordre public, l’opposition à l’autorité légitime, des menaces de mort et une association de malfaiteurs . »

Parmi les personnes mises sous mandat de dépôt, figure le chef de mission de la Coordination nationale, venu de Bamako.

Après ce malheureux incident, la Coordination régionale de Kayes avait sorti tous les établissements secondaires de la ville pour une semaine. Elle accusait les missionnaires, venus de Bamako, d’imposer leur choix par truchement.

Très vite, le Directeur de l’Académie d’Enseignement de Kayes, par une note, a suspendu le renouvellement des bureaux AEEM jusqu’à nouvel ordre. Il a demandé aux enseignants et élèves de reprendre les cours, le mercredi matin.

Mardi soir, le Coordinateur de l’AEEM-Kayes, à travers une lettre, s’est réjoui de la suspension du renouvellement des bureaux par le DAE. Il a aussi demandé à ses camarades de reprendre les cours compte tenu des efforts de l’Académie.

Mais au Lycée Dougoukolo Konaré, compte tenu du risque  élevé d’insécurité, le syndicat des professeurs a libéré les élèves, tout en demandant des garanties sécuritaires. C’est ainsi que, dans une lettre publiée le 09 décembre, le Directeur de l’Académie a sollicité du Gouverneur  » des mesures sécuritaires pour permettre aux élèves et aux professeurs de travailler dans un climat de quiétude.  »

Selon des informations, les professeurs du Lycée Dougoukolo Konaré ont repris les cours, hier, lundi.

Quant à la blessée, Yacine Guèye, son opération a été faite avec succès. Le vendredi 9 décembre dernier, la Ministre de l’Education Nationale, Mme Sidibé Dédéou Ousmane s’était rendue  à l’Hôpital du Mali pour s’enquérir de son état de santé.

Avec l’interpellation des présumés auteurs et complices de cet acte de violence, beaucoup de Kayesiens espèrent voir la fin de la violence et de l’impunité dans le milieu scolaire.

 Correspondant à Kayes

Source: l’Indépendant

 

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