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Prévention de la transmission du VIH-SIDA de la mère à l’enfant: Plus de 3.700 enfants vivent avec le virus au Mali, en 2021

La ministre de la Santé et du Développement social, Diéminatou Sangaré, a présidé, jeudi dernier, la cérémonie de lancement de la Journée nationale de plaidoyer sur l’accélération de la Prévention de la Transmission et de la prise en charge du VIH pédiatrique et des adolescents. Une occasion pour les acteurs de la lutte contre la maladie de réaffirmer leur engagement à éradiquer le VIH-SIDA d’ici 2030. En 2021, plus de 3.739 enfants vivaient avec le virus du VIH au Mali.

Placée sous le signe « Nouvelle génération sans VIH et sans SIDA« , la Journée Nationale de Plaidoyer sur l’accélération de la Prévention de la Transmission du VIH SIDA a enregistré la présence du Directeur pays de l’ONUSIDA, Marc Saba, du Secrétaire exécutif du Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA, Dr. Ichiaka Koné ainsi que des leaders religieux, tous réunis à Bamako.

Selon les statistiques, 3.739 enfants vivaient avec le VIH au Mali, en 2021, dont 924 nouvelles infections. En outre, 112 enfants sont décédés de la maladie l’année dernière. Si rien n’est fait, 30 à 40% des nouveaux nés de mères séropositives contracteront le VIH, prévient le personnel sanitaire.  Face à ce défi, le Gouvernement malien s’est engagé, à travers la formulation d’une réponse nationale articulée autour d’une approche multisectorielle.

Cependant, le pays est confronté à un faible taux de CPN (Consultation prénatale) ; à la baisse de la couverture en site de Prévention des transmissions mère-enfant ; au faible taux de dépistage et à l’absence de financement, entre autres.

Dans son discours, le Directeur-Pays de l’ONUSIDA a indiqué que  » près de la moitié (52%) des 1,7 million enfants, vivant avec le VIH dans le monde, n’avaient pas accès à un traitement vital en 2021, contre 76% des adultes « . Et d’ajouter que, toutes les six minutes, un enfant, âgé de 15 ans, mourait du SIDA, en 2021.

Le Secrétaire exécutif du HCNLS, Dr. Ichiaka Koné, a, pour sa part, attiré l’attention sur la baisse de la sensibilisation et la nécessité de faire la promotion des traitements. La cérémonie a été également marquée par la lecture d’une lettre ouverte, adressée au président de la Transition, Col. Assimi Goïta. Dans ladite lettre, les enfants infectés interpellent le Chef de l’Etat et plaident pour l’accès aux médicaments et aux réactifs adéquats.

Moussa Bilaly Sidibé

Source: l’Indépendant

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