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En visite de quelques heures hier à Bamako: Faure Gnassingbé repart sans les 46 soldats ivoiriens condamnés

L’annonce de la présence dans la capitale malienne du président togolais, Faure Gnassingbé, avait fait naître l’espoir qu’il obtiendrait la libération des 46 soldats ivoiriens condamnés à une peine de 20 ans de réclusion criminelle pour  » mercenariat  » le 30 décembre dernier. On s’attendait, en effet, à une grâce présidentielle du colonel Assimi Goïta, dès le lendemain 31 décembre, pour permettre à ces militaires ivoiriens de retrouver leur pays et de passer la fête de nouvel an avec leurs familles.

Cet espoir était fondé sur le mémorandum signé le 22 décembre précédent entre le Mali et la côte d’Ivoire, qui préconise un règlement de ce contentieux bilatéral par la voie du dialogue et de la diplomatie dans un esprit de fraternité sans préjudice de la procédure judiciaire enclenchée.

Fort de cela, le président ivoirien, Alassane Ouattara, s’était montré optimiste dans son adresse de nouvel an au peuple ivoirien. Il a dû déchanter puisque de libération il n’y en a eu point. Un état de fait qui a dû le motiver pour relancer la médiation togolaise aux fins d’obtenir la libération de ses compatriotes, devenue un sujet majeur de la politique intérieure ivoirienne.

Après un entretien d’une demi-heure entre le président togolais et le colonel Assimi Goïta, suivi d’une séance de travail entre les parties togolaise et malienne, Faure Gnassingbé est reparti de Bamako sans que la libération des soldats ivoiriens ait été annoncée officiellement. Deviendra-t-elle effective dans les prochaines heures ou les prochains jours? On ne devrait pas tarder à le savoir.

Mohamed Haidara

Source: l’Indépendant

 

 

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