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Double attaque sur l’axe Bamako-Ségou du 2 janvier dernier: Le GSIM revendique sans mentionner les civils tués

Dans un message authentifié par plusieurs sources, le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) – allié à Al-Qaïda – a revendiqué la double attaque perpétrée, dans la nuit du lundi 2 janvier dernier, à Markacoungo et Kassela, deux localités situées sur l’axe Bamako-Ségou. Le bilan de ces attaques fait état de plusieurs morts, des blessés et des dégâts matériels.

Selon le communiqué du GSIM, ces  » attaques simultanées ont visé un poste des sapeurs-pompiers et une unité de protection de l’environnement et de la forêt situés tous deux près de la capitale malienne « .

Pour la première attaque, le groupe terroriste fait état de la mort de  » trois sapeurs-pompiers et l’incendie de deux voitures « . Les terroristes annoncent également avoir emporté une ambulance. Toutefois, ils n’évoquent aucune perte dans leur rang encore moins ceux des civils.

Concernant, la seconde attaque qui a visé un centre de la protection de l’environnement et de la forêt à Kassela, les terroristes rapportent la mort de l’un des agents et la blessure d’un autre. Ils ont également précisé incendier des véhicules trouvés sur place. Là aussi, ils  disent ne déplorer aucune perte et ne font pas mention des victimes civiles. Il convient de préciser que très souvent les terroristes ne rapportent pas les exactions ou violences exercées contre les civils par crainte que cela ne se retourne contre eux. Ils peuvent revendiquer au cas où les victimes sont soupçonnées d’avoir collaboré avec les forces loyales  dans la lutte contre les terroristes.

Aussi, il faut indiquer que dans leur communiqué, les terroristes ont promis d’intensifier ce genre d’acte. C’est dire que le niveau de l’alerte doit être élevé pour déjouer leurs intentions qui n’ont d’autre objectif que de saper les efforts des autorités en matière de sécurisation des personnes et de leurs biens.

Rappelons que le ministère de la protection civile, faisant le bilan de l’attaque de Markacoungo, fait état de  » cinq morts dont deux éléments de la Protection civile et trois civils ainsi qu’un blessé « . Par contre, le département n’a pas fait cas de la deuxième attaque survenue à Kassela ainsi que les dégâts matériels enregistrés.

Massiré DIOP

Source: l’Indépendant

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