UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Avant-projet de constitution: Le Collectif des Associations Musulmanes du Mali rejette le caractère laïc

C’est l’information donnée, samedi 7 janvier, à la Maison de la Presse, au cours d’une conférence-débat organisée par le Collectif des Associations Musulmanes du Mali sur la laïcité :  »problème ou opportunité ». La conférence était animée  par  le président du Collectif des Associations Musulmanes du Mali, Mohamed Kimbiri. Il avait à ses côtés, Dr Hamad Bolly ainsi que d’autres responsables de l’organisation.

Cette conférence-débat avait un double objectif. Il s’agissait d’attirer l’attention des autorités de la Transition sur la mise à la touche des religieux, notamment des musulmans, dans les instances de décision, a déploré le conférencier Mohamed Kimbiri.

Ajoutant  que le Mali dispose d’une laïcité athée, antireligieuse, exclusive. Ainsi, il a pris l’exemple sur la constitution danoise, qui stipule que personne ne peut briguer les instances suprêmes sans être un chrétien, protestant, etc. La  laïcité malienne, dit-il, a contribué au cantonnement de la religion et à l’embastillement. L’occasion de rappeler que les grandes nations du monde ont toujours mis en valeur leurs confessions religieuses,  dont le  Danemark qui stipule que personne ne peut briguer les instances suprêmes sans être un chrétien, protestant.  » Nous condamnons avec regret, amertume, fermeté et avec la dernière rigueur une marginalisation atroce, une exclusion délibérée de la Communauté musulmane dans presque toutes les instances de décisions de notre pays au nom d’une compréhension exacerbée et erronée d’une laïcité négative sectaire, agressive, et intolérante « , a fait observer le  président du Collectif, Mohamed Kimbiri, dans sa déclaration liminaire.

Et d’ajouter que le Collectif des Associations Musulmanes du Mali estime que les pouvoirs publics doivent se ressaisir pour ne pas entrainer le peuple malien, au bord du précipice au nom de valeurs et intérêts qui ne sont pas les leurs.  » A cet effet, il se réserve le droit d’user de tous les moyens légaux reconnus pour le retrait d’une laïcité plagiée. Rassurons les citoyens et les citoyennes que nous assumerons toute notre responsabilité pour la défense et la sauvegarde des valeurs de l’Islam dans ce Mali en refondation « .

Pour sa part, Dr Hamad Bolly,  a  déclaré que le Mali Kura ne pourra pas se faire avec l’héritage colonial, qu’est la laïcité importée de la France. Soulignant que le Collectif salue  les efforts des  autorités de la Transition,  mais demande  une  souveraineté idéologique propre à nos réalités sociétale et cultuelle. Car, dit-il, c’est le plus important.  » Nous devons procéder au toilettage de nos textes en excluant les idéologies françaises « , a-t-il insisté. De de poursuivre :  » Nous rejetons la loi N°86/AN-RM du 21 Juillet 1961 portant organisation de la liberté religieuse et de l’exercice du culte dans la République du Mali « . A l’en croire, l’article 25 stipule que :  » l’enseignement religieux ne peut être donné aux enfants inscrits dans les écoles publiques qu’en dehors des heures de cours « . Expliquant que cette attitude est la mise à la touche de la religion.

Les conférenciers ont expliqué que la religion musulmane n’a jamais été contre la cohabitation religieuse avec les autres confessions. Cela, depuis sous le prophète Mahomet (PSL). Raison pour laquelle ladite  conférence a été organisée  pour éclairer davantage l’opinion publique.

Oumar BARRY

Source: l’Indépendant

 

 

 

 

 

Copyright © L'indépendant 2020 | Newsphere by AF themes.