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Pour non satisfaction de leurs 13 points de revendications: Les chauffeurs de l’administration publique annoncent une grève de 72 heures à partir du mardi 17 janvier

L’Union Nationale des Chauffeurs de l’Administration Publique entend paralyser le fonctionnement régulier de l’administration publique si leurs 13 points de revendications ne sont pas satisfaits par le Gouvernement.  Ainsi, elle a déposé un préavis de grève de 72 heures allant du mardi 17 au jeudi 19 janvier 2023 sur toute étendue du territoire.

Malgré une multitude de négociations avec les autorités administratives et politiques, les chauffeurs de l’administration publique décident d’aller à la vitesse supérieure. C’est ainsi que leur syndicat décide de déclencher une grève de trois jours pour non satisfaction de leurs doléances. Lesquelles se rapportent  à l’augmentation de l’âge de la retraite à 65 ans à compter de janvier 2022 pour tous les chauffeurs, de la régularisation de tous les chauffeurs de l’Administration comme chauffeurs mécaniciens à la catégorie  » C  » à compter de janvier 2022, l’augmentation des salaires à 150 % à compter de janvier 2023.

Aussi, il s’agira d’attribuer aux chauffeurs des heures supplémentaires à compter de janvier 2023,  d’octroyer une prime de risque aux chauffeurs à compter de janvier 2022, d’attribuer des logements sociaux, d’augmenter la prime de logement à compter de janvier 2022.

En outre, les syndicalistes demandent d’accorder une priorité aux chauffeurs pour les véhicules de réforme de l’Etat, de prendre en charge des chauffeurs aux cours des formations et des séminaires,  de prendre en charge l’hébergement des chauffeurs en mission, de payer à temps réel les frais de mission au niveau régional.

Aussi, d’avoir plus de considération et de respect envers les chauffeurs dans l’exercice de leur fonction (qui n’est autre que la bonne conduite), permettre la formation des chauffeurs à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

Par ailleurs, les chauffeurs du Mali montent au créneau pour réclamer, de plus en plus, l’amélioration  de leurs conditions de vie et de travail. Ainsi, le mois dernier,  les membres du Syndicat National des Chauffeurs et Conducteurs du Mali (SYNACOR) ont  montré leurs muscles au ministère des transports et des Infrastructures ainsi que celui de la Sécurité et de la Protection Civile.

Ils ont notamment dénoncé la tracasserie routière des forces de l’ordre, dont ils sont victimes. Cette grève a été marquée par le saccage du siège du SYNACOR par les militants de l’organisation syndicale sis à Faladjiè, considérant que leurs représentants étaient en complicité avec les autorités. De même, la longue durée de cette grève avait engendré la rareté de certains produits ainsi que le blocage de la circulation dans les postes de contrôle aux environs de Bamako. Auparavant, le syndicat des SOTRAMA avait observé une journée d’arrêt de travail suite à l’érection du poste de police du marché de Médine en dépôt de transit d’ordures. Les syndicalistes avaient jugé cette mesure d’unilatérale. Et s’inquiètent que les ordures pourraient déborder pour venir envahir la place des SOTRAMA.

Les autorités de la Transition doivent agir vite pour trouver des solutions idoines aux doléances exprimées par les syndicalistes des transporteurs routiers avant que cette grève ne soit généralisée.

Falé  COULIBALY

Source: l’Indépendant

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