UNE NATION QUI LIT EST UNE NATION QUI GAGNE

Première session ordinaire 2022 de la Cour d’Assises de Bamako: Jugé pour  » l’assassinat  » de son oncle Bakissima Balayira condamné à dix ans de réclusion criminelle

La Cour d’Assises de Bamako a statué, hier, mercredi, sur le dossie ministère public contre Bakissima Balayira, jugé pour l' »assassinat » du frère de son père, courant 2022, en Commune I du district de Bamako. A l’issue d’une audience, tenue devant la femme de la défunte, la Cour a condamné l’accusé à dix ans de réclusion criminelle, suivant les articles 199 et 200 du Code Pénal.

Il résulte de l’information que le nommé Bakissima Balayira vivait dans la même concession que son oncle Bakary, à Banconi-Salembougou. Maison qu’il n’habita pas pendant une année entière. Ce n’est que dans la matinée du 7 mai 2022, qu’il y retourna. Et se précipita dans la chambre de son oncle, Bakary Balayira, qui dormait encore. Il administra à ce dernier un coup de couteau au niveau du cou et à l’abdomen. Après son forfait, Bakissima Balayira tenta de s’enfuir. Il sera aussitôt épinglé par des voisins alertés par les cris de la femme de la victime, du nom de Sanaré Traoré. C’est ainsi que le bourreau sera mis à la disposition du Commissariat du 6è Arrondissement, sis en Commune I du district de Bamako. Quant à la victime, elle a été transportée d’urgence au Centre de Santé de Référence de Korofina, puis au CHU Gabriel Touré, où sa mort fut constatée.

Le jeune Bakissima Balayira sera inculpé et placé sous mandat de dépôt, le 11 mai 2022, pour  » assassinat « , par le juge d’instruction en charge du dossier, au Tribunal de la CI.

A la barre, hier, l’accusé a reconnu les faits à lui reprochés, justifiant son crime par le fait que son oncle a traité sa grande mère de sorcière. Allant plus loin dans la confession, Il a précisé qu’il a bien nourri l’idée, trois à quatre jours, avant la commission du meurtre.

La femme de la victime, a rappelé les circonstances de la mort de son mari, s’efforçant de battre en brèche l’argumentaire de l’assassin visant à affubler  sa grand’mère du statut de sorcière. Elle précisa que l’accusé a perdu ses grandes mères bien avant sa naissance. Elle eut ensuite l’honnêteté de reconnaitre qu’elle ne connaissait à l’accusé aucun antécédent de drogué. Même si ses agissements au sein du quartier lui étaient plutôt défavorables.

Le parquet a ainsi requis le maintien de l’accusé dans les liens de prévention. A ses dires, les faits sont horribles et épouvantables. Pour cause, le coup administré au ventre a fait sortir les intestins, clairement visibles sur les photos versées au dossier,  » le fait criminel est là et patent. Il était sain d’esprit au moment des faits. Ainsi, il ne doit bénéficier d’aucunes circonstances atténuantes, puisque vous allez évoquer sa délinquance primaire« , a asséné le Procureur.

De son côté, l’avocat commis d’office n’a eu d’autre choix que de plaider coupable, après avoir tenté de ramener le débat à une éventuelle maladie dont souffrirait l’accusé. Ainsi, il a plaidé auprès de la Cour d’accorder des circonstances atténuantes, au cas où elle maintiendrait l’accusé dans les liens de l’ « assassinat « .

La Cour, dans sa magnanimité, a condamné l’accusé Bakissima, âgé de 23 ans, à dix ans de prison pour l' » assassinat  » de son oncle, Bakary Balayira, à Banconi-Salembougou.

Oumar BARRY

Source: l’Indépendant

 

Copyright © L'indépendant 2020 | Newsphere by AF themes.